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🌲 Calendrier de l'Avent Fiscal 3ème Edition _ 6/24

Veronica Mitu

Veronica Mitu

06 décembre 2024

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Quand, Suzanne, une chanceuse légataire, est sujette à de multiples déconvenues fiscales concernant la valeur vénale d'un bien transmis...

L'annĂ©e 2023 avait pourtant "bien" commencĂ©, son oncle Marcel est dĂ©cĂ©dĂ© en instituant Suzanne lĂ©gataire d’un immeuble Ă  Nice, dĂ©clarĂ© Ă  sa demande pour une valeur vĂ©nale de 2.5 M € dans la DĂ©claration de succession de fĂ©vrier 2023. Suzanne relève du taux Ă  55 %, elle ne souhaite pas porter une valeur vĂ©nale trop haute... 

Coup de chance (?), moins d’un an après, Suzanne fait une belle opération en revendant l’immeuble pour 3.5 M €. Elle paye un impôt de plus-value immobilière nettement plus avantageux (36.2 %) que son taux de DMTG (55 %).

MAIS sa chance s’arrĂŞte net, car quelques mois plus tard, Suzanne a reçu une proposition de rectification dans laquelle l’administration fiscale a rectifiĂ© la valeur vĂ©nale dĂ©clarĂ©e dans la dĂ©claration de succession. Selon elle, termes de comparaison Ă  l'appui, cette valeur vĂ©nale Ă©tait de 4 M €, consĂ©quence = rappel de DMTG de 825.000 â‚¬ + IR.

Après une discussion ardue avec l’administration fiscale, Suzanne a obtenu une valeur vénale de 3.5 M €, soit un rappel de DMTG de "seulement" 550.000 €.

Malgré cette belle avancée, Suzanne reste contrariée.
En effet, lors de la vente, la plus-value immobilière a été calculée en retenant une valeur d’acquisition de 2.5 M € ce qui lui donne le sentiment d’avoir subi une double imposition…

Elle en parle Ă  son ami de longue date, Jean-Charles, devenu Notaire, qui est très calĂ© en procĂ©dure fiscale depuis qu'il est adhĂ©rent du CNAF. 

Bien lui en a pris, car ce dernier lui apprend une super nouvelle : pour le calcul de la plus-value immobilière taxable suite Ă  la vente de l’immeuble, elle peut demander Ă  l’administration fiscale la prise en compte de la valeur RECTIFIEE fixĂ©e par le redressement des DMTG, et ainsi demander un dĂ©grèvement en plus-value immobilière !

Pour mémoire, si l'on reprend les différentes jurisprudences sur le sujet des valeurs vénales en matière de succession et leurs incidences en plus-value immobilière, il en ressort que :

👉 Le prix de vente d'un bien de la succession ne constitue PAS un élément de preuve de sa valeur vénale au décès opposable à l'administration fiscale (cf. rappel récent de la Cour de Cass. du 19/06/24 n° 22-24.169). Mais, en pratique, on constate régulièrement qu'une plus-value immobilière importante déclarée peu de temps après le décès induira un risque de contrôle ++ de la valeur vénale déclarée en DMTG.

👉 Une rectification SUBIE de la valeur vénale après la vente (Proposition de rectification), permettra de calculer la plus-value immobilière en retenant la nouvelle valeur comme prix d'acquisition !!

👉 En revanche, une rectification SPONTANEE de la valeur vénale (Déclaration de succession rectificative), alors que l'héritier est déjà engagé dans l'opération de revente, ne permettra PAS de calculer la plus-value immobilière en retenant la nouvelle valeur vénale comme prix d'acquisition (risque de redressement).

En conclusion, comme Suzanne, de nombreux hĂ©ritiers dĂ©couvrent que les choses ne sont pas aussi simples qu'ils le croyaient sur le sujet et qu'ils auraient dĂ» Ă©couter les conseils du notaire pour dĂ©clarer une valeur vĂ©nale cohĂ©rente au dĂ©cès et ainsi Ă©viter de multiples dĂ©convenues fiscales ! 

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